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2017, lycée côté éducation prioritaire

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La ministre a fait des annonces ce lundi sur l’avenir des lycées de l’éducation prioritaire. Aucune mesure n’avait été prise pour ces établissements jusqu’à présent, contrairement aux écoles et aux collèges. C’était indispensable mais aussi urgent car, comme la FCPE l’a rappelé au dernier CSE, la sortie des lycées de ce dispositif n’est pas acceptable. Pour garantir leur maintien à court terme, il a été annoncé :

- la reconduction de tous les moyens supplémentaires dont bénéficient aujourd’hui les lycées de l'éducation prioritaire à la rentrée 2017 (pour les prochaines années, cela dépend du projet de loi de finance, voté tous les ans).

- La sécurisation des équipes pédagogiques pour éviter leur départ. Ces établissements ont besoin de stabilité. Pour cela, les indemnités et droits de mutation des enseignants de ces lycées ont été maintenus pour les rentrées 2017, 2018 et 2019 (les textes sont parus).

La FCPE devra s’assurer que sur le terrain, ces dispositions soient effectivement mise en place, notamment le maintien des moyens. Si vous recensez des lycées de l’éducation prioritaire où ce n’est pas le cas, faîtes remonter ces situations à la fédération, pour que nous puissions intervenir auprès du ministère.

La ministre a également annoncé une refonte de l’éducation prioritaire au lycée courant de l’année 2017/2018. Cependant, la réalisation de cette annonce dépend de la prochaine mandature.

La carte doit être revue et harmonisée : l’éducation prioritaire au lycée regroupe en réalité une multitude de dispositifs et labels : ECLAIR, RAR, ZEP, quartier sensible politique de la ville... La cartographie n’a jamais été remise à plat, des systèmes différents perdurent et produisent des inégalités entre élèves et territoires.

La FCPE devra donc rester mobilisée sur ce sujet et porter des propositions pour la suite. Une réforme pédagogique est également nécessaire car c’est bien la manière d’enseigner, d’évaluer et de préparer les élèves à l’après-bac qu’il faut revoir pour favoriser la réussite des plus défavorisés. Il faut aller dans le sens du « donner MIEUX à ceux qui ont moins » : pédagogie différenciée, renforcement de l’accompagnement personnalisé, tutorat, orientation choisie... en articulation avec nos propositions plus générales sur le lycée : mettre fin à la hiérarchisation des filières, repenser l’évaluation et le bac, favoriser la continuité avec le socle commun, construire le bac-3, bac +3...